Sans condescendance aucune, certaines personnes travaillant dans le marketing et la communication me fascinent vraiment parfois.Ils se disent modernes, ouverts mais pour la majorité ne lisent pas (je parle de lectures professionnelles) et comme la plupart des gens ont vraiment du mal à gérer le changement. Quand on leur explique qu’une révolution est en cours à travers l’essor du web 2.0, ils écoutent, sont même prêts à faire certaines concessions mais il faut que ca rentre dans les cases pré-existantes :
- ROI (retour sur investissement)
- Court terme
- Levier facile et maîtrisable
En gros ca donne : « Bon c’est des RP ou de la pub en fait ? » et « euh au fait, comment je fais pour gagner rapidement des sous avec votre truc là ? Non parce que il faut que je rentabilise et que je rassure ma direction ! ».
Manque de bol, ici ca ne fonctionne pas si simplement.
Alors ils vont au plus simple voire simplistes : se contenter comme unique stratégie d’inviter des blogueurs sur des opérations de lancement de produits/services voire pire leur envoyer un communiqué de presse (on sait jamais après tout, dans le doute…).



Les institutions culturelles, par la qualité de leur travail d’approche, de médiation, de transmission justement, se doivent d’accompagner, dans ce continuum du parcours du spectateur, de l’amateur (dans le sens où l’entend Bernard Stiegler), de construire, de proposer.


On l'observe chaque jour un peu plus, la Toile 2.0 se dessine avec la force participative des internautes. Notre soif d'expression, d'échange, de partage ont fait et continuent de forger le succès de plates-formes grand public à l'instar de DailyMotion, YouTube, Skyblog, MySpace pour n'en citer que quatre (d'origine française ou américaine) qui reviennent souvent à l'esprit. 